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Bâtie à l’origine hors des murs de la ville à proximité d’une nécropole antique, l’église Saint-Seurin est l’un des berceaux de la christianisation de Bordeaux. Les dévotions qui ont fait de Saint-Seurin un lieu de pèlerinage majeur se retrouvent contées dans les vitraux de la nef ou dans les panneaux d’albâtre.
Seurin, évêque de Bordeaux dont le culte apparait au VIe siècle, est à l’origine du vocable de l’église. Sa vie est couchée sur papier par Grégoire de Tours, au même titre que d’autres légendes, notamment celle de saint Fort, évêque martyr à l’origine obscure auquel la crypte est dédiée.
Le cimetière au sud de la basilique est aussi un lieu où l’on vient de loin se recueillir et écouter les récits légendaires qui l’entourent et qui concernent sa consécration par les sept évêques évangélisateurs de la Gaule, mais également la présence des dépouilles de milliers de compagnons de Charlemagne et de Roland, morts à Roncevaux. Cette légende s’incarne dans une relique majeure : l’olifant de Roland. Ce cor d’ivoire signalé encore au XVIIe siècle et disparu avant la Révolution, est déposé d’après la Chanson de Roland par Charlemagne lui-même sur l’autel de Saint-Seurin.
L’église renforce ainsi son lien avec l’Espagne et son positionnement sur un chemin de pèlerinage au Moyen-Age, la légende trouvant sa place dans le Codex Calixtinus.
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