Considérée comme un chef d’œuvre de l’art gothique, Notre-Dame d’Amiens s’impose dans le paysage de la capitale de la Picardie. Elle occupe un emplacement où plusieurs sanctuaires se sont succédé et dont on sait peu de chose, faute de textes et de fouilles archéologiques. Le premier édifice cultuel date probablement du IVe siècle.
L’édification de l’actuelle cathédrale fut motivée tout d’abord par la destruction, en 1218, de la précédente par un incendie. Ensuite, son prestige s’était accru spectaculairement depuis l’arrivée de la relique du chef de saint Jean-Baptiste, à l’origine d’un pèlerinage considérable, l’un des plus suivis du nord de la France au cours de du Moyen Âge. A tel point que cet objet sacré devient une des principales sources de revenus de la cathédrale, rendant rapidement l’édifice roman trop petit face à cet afflux.
Une chapelle dédiée à saint Jacques le Majeur était présente dans le chœur au moins depuis le XIIIe siècle. Elle était le siège de l’importante confrérie des merciers d’Amiens. Tous les ans, le 25 juillet, fête de saint Jacques le Majeur, les quatre maîtres-égards de la confrérie portaient la relique du saint à la procession fondée par Guillaume Aux Cousteaux, chanoine de la cathédrale et donateur de la relique. En 1866, la chapelle fut intégralement reprise et est désormais dédiée au Sacré-Cœur.
La cathédrale en couleurs
La construction de l’édifice en trois minutes
La valeur universelle de cette cathédrale
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