Arles, cité romaine située au carrefour de la Méditerranée et de la Gaule, est christianisée précocement. A partir du IVe siècle, la vénération des reliques du martyr Genest puis de plusieurs saints évêques arlésiens, entraîne la construction de sanctuaires, autour desquels de vastes cimetières chrétiens s’étendent progressivement.
Le culte des reliques, associé au prestige du diocèse d’Arles et à la prospérité de la ville au XIIe siècle, favorisent le renouvellement architectural des édifices cultuels d’Arles dans le style roman.
Le site des Alyscamps et son église Saint-Honorat sont particulièrement importants. Sur le site de la nécropole antique, un cimetière paléochrétien s’est développé autour de la basilique funéraire de saint Genest et devient au Moyen Age le plus grand cimetière chrétien d’Occident. Au XIIe siècle, à l’emplacement de la basilique, une église romane dédiée à saint Honorat est édifiée. Bien qu’inachevée, l’église Saint-Honorat est un très bel exemple de l’art roman provençal. Les pèlerins y rendaient hommage à sept saints inhumés dans la crypte, dont Genest et Honorat. Ils y puisaient également de l’eau d’une source qui jaillissait miraculeusement d’un huitième tombeau.
La cathédrale Saint-Trophime est au centre de la dévotion. Dans la crypte aujourd’hui disparue, les pèlerins vénéraient de nombreuses reliques, dont celles de saint Trophime. Édifié à la fin du XIIe siècle, le portail de Saint-Trophime est un des plus beaux exemples du style roman provençal inspiré de l’architecture antique.
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