Autrefois lieu de charité sur les chemins des pèlerinages médiévaux, l’hôpital Saint-Jacques est aujourd’hui un édifice de style classique édifié aux XVIIIe et XIXe siècles, organisé autour d’une vaste cour d’honneur, sur laquelle s’élève aussi une chapelle reconstruite au milieu du XIXe siècle mais conservant des vestiges médiévaux.
Peut-être déjà en service au début du XIIIe siècle, l’hôpital Saint-Jacques – aussi appelé hôpital d’Aujou – était au Moyen Age l’un des cinq établissements figeacois voué à l’exercice de l’hospitalité et de la charité chrétienne.
Le rayonnement de l’hôpital Saint-Jacques au Moyen Age, dans le contexte des dévotions et des pèlerinages, doit d’abord se comprendre à l’échelle des pèlerinages quercynois. Figeac était elle-même une ville de pèlerinage, autour des reliques de saint Vivien, évêque de Saintes, qui étaient vénérées à l’abbatiale bénédictine Saint-Sauveur.
Mais, tout au long du Moyen Age, le principal sanctuaire quercynois, et l’un des plus prestigieux de France, est Rocamadour. Établi le long du chemin de pèlerinage permettant de rejoindre Rocamadour, l’hôpital Saint-Jacques de Figeac a certainement vu passer de nombreux pèlerins venus du Rouergue et du sud du Massif central.
Ailleurs sur "Les Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France"