
En septembre 2022 nous avons découvert cette voie qui relie Conques à Toulouse. Contrairement aux grandes voies françaises et espagnoles, nous n’avons quasiment pas rencontré de pèlerins. Pourtant cette voie est magnifique tant par la qualité du chemin, souvent à travers bois, par les accueils aux étapes, et surtout par son patrimoine exceptionnel.
Pour obtenir des informations pratiques sur le tracé et les hébergements, nous nous sommes rapprochés de l’association compostelle-toulouse.com qui nous a fourni de précieux renseignements.
Nous avons été plusieurs fois accueillis dans des structures jacquaires (gite ou famille) mais il reste encore des étapes insuffisamment équipées pour recevoir les pèlerins.
On peut voir dans l’église de Villeneuve, copie du Saint-Sépulcre de Jérusalem, des fresques de Saint-Jacques et de la fameuse légende du pendu dépendu. Il reste à Villefranche de Rouergue l’église Saint-Jacques de l’ancien hôpital des pèlerins. À Rabastens, l’église Notre-Dame-du-Bourg est inscrite sur la Liste du patrimoine mondial au titre des « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle-en-France ». Et bien sûr Toulouse avec ses monuments emblématiques, la basilique Saint Sernin et l’hôtel-Dieu Saint-Jacques, tous deux inscrits aussi par l’UNESCO au titre des Chemins de Saint-Jacques-de- Compostelle.
La richesse et la beauté de cette voie sont sans conteste les magnifiques sites que l’on traverse tout le long du parcours : le village de Peyrusse le Roc et son château, Villeneuve, petite bastide typique d’un charme fou, Villefranche de Rouergue, grosse bastide chargée d’histoire. Également l’abbaye de Monteil, la forteresse de Najac, le très beau village de Laguépie, et Cordes-sur-Ciel, la toute première bastide créée en 1222 par le Comte de Toulouse Raymond VII qui mérite à elle seule le voyage. On traverse la superbe cité de Gaillac et ses vignobles, les très belles bastides de Lisle-sur-Tarn, Rabastens et Saint Sulpice la Pointe. Cette énumération montre à quel point en 10 jours de marche il est possible de découvrir un beau patrimoine.Pour conclure, ce chemin est une vraie voie jacquaire historique, elle offre une alternative à la voie du Puy très ou trop fréquentée, elle est particulièrement riche en paysage et sites d’exception et très agréable à parcourir.
Je tiens à remercier l’association Les Amis de Saint-Jacques en Occitanie pour son aide dans la préparation de mon périple.
Marc, septembre 2022
« Ce chemin est très beau et permet la visite de nombreux villages et lieux historiquement chargés. Il nous fait traverser des paysages très variés en termes de cultures, d’essences d’arbres, de végétation. Je dirais que c’est un chemin très solitaire en tout cas, sur la période où j’ai cheminé. J’avais prévu les hébergements à l’avance et heureusement car il y en a peu. J’ai été ravie de l’accueil chez l’habitant, j’ai fait de très belles rencontres ! Parfois, je me suis retrouvée seule dans des gites d’étape et durant la journée, rares étaient les rencontres. J’aime marcher seule, mais là, c’était beaucoup ! Ce chemin mérite d’être connu. Le printemps a été très pluvieux, et comme personne ou presque ne randonne, certains tronçons étaient peu visibles, envahis de végétations (orties entre autres). C’était un peu l’aventure.
Il faut être attentif au marquage, et vigilant sur les GR à emprunter. Ce serait bien que le marquage rouge et blanc indique le numéro du GR ! J’ai beaucoup utilisé le téléphone et le GPS pour ne pas me perdre sur ce chemin, j’aurais préféré ne pas me connecter mais c’était indispensable. Merci à l’AFCC qui m’a aidé dans la préparation grâce aux photocopies du Topo-guide (qui n’est malheureusement plus édité) et de sa documentation pratique.
Hélène, juin 2024.
Quel beau chemin.
Peu de marche sur la route, des passages dans les bois, le long de ruisseaux, au milieu des vignes après Cordes, sur les crêtes avec des paysages fabuleux sur les belles cités de Najac et Cordes.
Les étapes sont bien équilibrées. Nous avons pu apprécier un patrimoine culturel exceptionnel avec Peyrusse le Roc, les fresques du « Pendu-Dépendu » dans l’église de Villeneuve, la chapelle St Jacques et la collégiale à Villefranche de Rouergue, le pont St Blaise à Najac, la cité de Cordes sur ciel, l’église abbatiale de Gaillac et, à l’arrivée, l’église Saint Sernin à Toulouse. Ce chemin est tout simplement magnifique mais peu fréquenté alors qu’il est bien adapté à ceux qui font le chemin de Compostelle en autonomie et ceux qui cherchent un chemin authentique pour un cheminement en dehors des grands itinéraires. L’autre intérêt pour ce chemin est la possibilité de rejoindre facilement le GR 65 à partir de Villeneuve ou Villefranche de Rouergue ou le chemin d’Arles à TOULOUSE pour un passage des Pyrénées au col du Somport ou à Roncevaux après avoir rejoint le chemin du Piemont. Seul point négatif, l’offre d’hébergement qui est très restreinte, surtout sur les premières étapes.
Merci à tous pour le travail accompli sur ce chemin. ULTREIA sur le CONQUES – TOULOUSE
François, août 2024