La convention du patrimoine mondial
Signée en 1972 et ratifiée par la France en 1975, la Convention pour la sauvegarde du patrimoine mondial culturel et naturel encourage les Etats à identifier, protéger et valoriser les sites culturels ou naturels dont la perte serait irremplaçable pour l’Humanité. Elle institue une Liste du patrimoine mondial. Elle définit les enjeux, les critères, la procédure de sélection et de suivi de ces sites exceptionnels.
En signant la Convention, chaque Etat signataire (ou Etat partie) s’engage à assurer la bonne conservation des sites du patrimoine mondial situés sur son territoire. Elle stipule l’obligation pour les Etats parties de rendre compte régulièrement au Comité du patrimoine mondial de l’état de conservation des biens inscrits sur le territoire. La Convention encourage les Etats parties à sensibiliser le public aux valeurs des biens du patrimoine mondial et à améliorer leur protection par des programmes d’éducation et d’information.
La Liste du patrimoine mondial (World Heritage)
Elle comprend l’ensemble des biens inscrits à travers le monde.
En 2025, 1 223 biens dans 168 Etats parties adhérents à la Convention sont inscrits sur la Liste.
La France compte 53 biens inscrits, dont 44 biens culturels, 7 biens naturels et 2 biens mixtes.
- Pour connaître la Liste du patrimoine mondial : http://whc.unesco.org/fr/list/
- Pour connaître la liste des sites français du patrimoine mondial : http://www.assofrance-patrimoinemondial.org
A qui appartient un site inscrit ?
Un site du patrimoine mondial est un emblème, l’exemple d’un phénomène, d’un trait culturel, d’une forme d’architecture, d’une innovation technique… dans une civilisation.
A ce titre, le bien est symboliquement la propriété de l’Humanité toute entière en raison de sa Valeur Universelle Exceptionnelle (VUE).
Qui est responsable d’un site inscrit ?
L’inscription d’un site sur la Liste du patrimoine mondial n’est que le début de sa mise en valeur et de sa protection.
Les gestionnaires de sites et les autorités locales travaillent en permanence pour assurer la gestion, la surveillance et la préservation des biens du patrimoine mondial.
Mais in fine, les seuls interlocuteurs de l’Unesco sont les Etats signataires de la Convention.
La protection permanente du bien incombe ainsi à l’Etat, au propriétaire et au gestionnaire du site.
Mais la Convention prône également une démarche participative qui associe les populations et l’ensemble des acteurs institutionnels ou associatifs.
Elle rappelle les fonctions du patrimoine qui sont d’ordre économique, éducatif et culturel. Il s’agit là de valeurs à préserver, en vue de rendre le patrimoine accessible, et de le transmettre.